Qui sommes-nous ?
Nos objectifs :
Le Forum est né à Montluçon au milieu des années 50. Dans l’esprit de ses initiateurs, il s’agissait de faire face lucidement à la décolonisation et aux affrontements auxquels elle donnait lieu dans l’opinion et dans la classe politique malgré son caractère inéluctable.
Dans un contexte complètement différent de celui du milieu du XX° siècle, l’objectif demeure comparable : il s’agit toujours de promouvoir le débat sur les grandes questions du monde contemporain. Il importe, en effet, dans une société démocratique, que chacun puisse développer une réflexion aussi juste que possible afin de faire les choix que l’orientation du présent et les évolutions en cours rendent nécessaires.
Notre démarche est donc de nature essentiellement politique, mais elle n’est pas partisane, non par mépris ou indifférence pour le militantisme qu'on a trop tendance à fuire aujourd'hui : une société des individus qui, comme la nôtre, s'émancipe de la contrainte politique au point de négliger ce qui en permettait jusque-là l'exercice -c'est à dire les Partis- devrait rapidement montrer quelles formes nouvelles de l'engagement elle est capable de déduire de notre incontournable condition politique.
En tout cas, il reste que le temps nécessaire à l'exercice de la raison "explicante", face à sa concurrente "justifiante", doit être préservé si on veut assurer les conditions de la rigueur et de la liberté des choix. C'est dans ce moment que nous entendons placer notre action, avec la conviction que le contexte d'incertitude qui pèse, pour l'heure, sur le politique, rend plus nécessaire encore la multiplication des lieux où le débat public affirme sa fonction structurante de la vie collective.
Nos moyens d'action
Quels que soient par ailleurs les engagements personnels des uns et des autres, nous ne sommes au service d’aucun groupe, qu’il soit politique, philosophique ou religieux. Nous essayons d’être un lieu de rencontre où chacun peut participer à la compréhension du monde, et plus particulièrement de ce qui conditionne la vie collective. Un tel projet, s’il veut avoir quelques chances de réussir, implique le respect d’une éthique dans la discussion.
Celle-ci exclut l’invective et la polémique : le respect des personnes est un impératif. Il ne saurait être question non plus de confondre le débat d’idées avec l’expression de la subjectivité : le besoin de s’exprimer fait partie de la nature humaine mais il ne peut se substituer à la rigueur de la méthode. Le débat doit avoir les mêmes règles que la réflexion. Enfin nous faisons le pari que le plus grand nombre, à condition d’en avoir l’intention, peut entrer dans la complexité des choses dans la mesure aussi où celle-ci peut se mettre à la portée de tous.
Pour tendre vers cet idéal de citoyenneté éclairée, nous avons conservé la forme de la conférence-débat. Il nous semble, en effet, que la présence d’un ou plusieurs spécialistes de la question traitée reste une bonne façon d’apporter de la matière au débat. Nos invités sont, évidemment, choisis d’abord pour leur compétence indiscutable.
Un dernier point. Si nous traitons le plupart du temps des thèmes en lien direct avec la politique, nous ne nous interdisons cependant pas d'élargir nos débats à des domaines qui s'en éloignent. En témoignent quelques séances récentes consacrées au temps (avec Etienne Klein), à l'art contemporain (avec Christine Sourgins), au point de vue de la psychanalyse sur la transmission des valeurs (avec Claude de la Genardière) ou aux relations entre foi et raison (avec Nayla Farouki)...etc...
Nos séances sont ouvertes au public. Il est demandé une modeste participation aux frais, qui constitue les seules ressources du Forum.
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